Historique et philosophie



AÏ=Harmonie KI=Énergie DO=Voie

L’AÏKIDO : voie de la non-violence.

« La voie de l’harmonie des énergies. »
C’est ainsi que l’on pourrait traduire le terme d’Aïkido. Composé de Aï qui signifie « harmonie », « union » ; Ki qui signifie « souffle », « énergie vitale » et Dô qui veut dire « voie », « chemin à suivre ».

Morihei UESHIBA

Morihei-UeshibaNé le 14 décembre 1883, le créateur de cet art martial, Morihei UESHIBA, était un enfant de faible constitution. Il s’intéressa très tôt à la vie spirituelle et religieuse. Afin d’équilibrer cette tendance, ses parents l’encouragèrent à poursuivre des activités physiques telles que le sumo et la natation. A 20 ans, lors d’un voyage à Tokyo, il suivit l’enseignement du tenjin shin-yô-ryû (une an-cienne forme de Ju-Jitsu). En parallèle, il perça les secrets du Ken-Jutsu (techniques de sabre transmises depuis le 12ème siècle par les combattants de la famille Minamoto).

En février 1915, il rencontra le maître de l’école Daïto : Sokaku TAKEDA (expert dans l’art de manier le sabre et disciple de Saïgo TANOMO appartenant à la caste guerrière Aïzu). Ce dernier accepta de lui enseigner les techniques secrètes du Daïto-ryû aïki-jutsu (système d’autodéfense).

Très peiné par la mort de son père en janvier 1920, Maître UESHIBA décida de se retirer à Ayabe, dans un temple, sous la direction de Wanisaburo DEGUCHI. C’est pendant cette période de méditation, que Morihei UESHIBA eut la révélation que le vrai budo n’est pas de vaincre un adversaire par la force, mais de garder la paix en ce monde. C’est ainsi que naquit l’Aïkido.

En avril 1931, Le Maître s’installa dans un quartier de Tokyo, dans un dojo nouvellement construit, auquel il donna le nom de KOBUKAN. Ce n’est qu’en 1948, après avoir été fermé par les américains pendant la guerre, que ce dojo pris le nom d’AIKIKAI.

Après la guerre, l’Aïkido fut le premier art martial qui reçut l’autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance pacifiste. Dés lors, le nombre des élèves ne fit qu’augmenter et c’est à cette époque que naquit vraiment la forme moderne d’Aïkido.

En avril 1969, lorsque le Maître mourut, l’Aïkido était pratiqué par des centaines de milliers de personnes sur les cinq continents.

Ce bref historique est indispensable pour comprendre la recherche spirituelle qui a conduit à la naissance de l’Aïkido. Si cette réflexion est présente dans tous les arts martiaux, jamais personne ne l’avait approfondie jusqu’à englober en son sein l’amour de l’humanité. L’aïkidoka doit s’employer à chasser de lui tout ce qui s’oppose à cette idée : mépris, peur, orgueil, haine, etc… Faute d’une telle compréhension, la pratique seule, demeure en partie inefficace.

L’AÏKIDO : art martial

L’Aïkido est un art martial imprégné de la tradition chevaleresque Japonaise dont il est l’un des aboutissements.

Créé au début du siècle sous l’impulsion de Maître Morihei UESHIBA (1883-1969), l’Aïkido fait la synthèse des anciens arts de combat destructeurs dans le but de rechercher à désarmer l’adversaire et plutôt que de l’abattre, de neutraliser ses intentions agressives.

De portée universelle, l’Aïkido s’est répandu dans le monde entier en conservant l’esprit et les valeurs qui lui ont donné naissance; ainsi chacun peut pratiquer l’Aïkido sans abandonner sa propre culture.

Efficacité

Les techniques d’Aïkido utilisent des projections et des immobilisations pouvant être accompagnées d’atémis. L’Aïkido utilise essentiellement l’esquive, la non résistance et les déplacements.Le principe fondamental consiste à faire le vide devant l’adversaire en évitant de s’opposer directement à son attaque et en s’intégrant dans l’action qu’il a engagée.

Les mouvements d’Aïkido, très fluides, s’inscrivent essentiellement dans des cercles et des spirales avec un travail important de respiration, de concentration, de recherche d’harmonie et d’énergie dans le mouvement.

L’aspect séduisant des techniques fluides et l’élégance des déplacements, ne diminuent en rien l’efficacité de l’Aïkido. Exécutées dans la réalité du combat les techniques d’Aïkido peuvent être redoutables. Elles le sont d’autant plus que par nature elles amènent le pratiquant à dépasser la recherche de la perfection technique pour se libérer de la peur et des tensions.

L’Aïkido n’est pas un sport, car il exclut toute idée de compétition, il mérite d’être classé comme Art en ce sens qu’il amène à rechercher l’harmonie du corps et de l’esprit.

L’AÏKIDO : art de vivre

Qui peut pratiquer ?

Les techniques d’Aïkido basées sur l’utilisation de la force de l’adversaire, ne nécessitent pas d’aptitudes physiques particulières.Le travail musculaire se fait naturellement en accord avec la constitution de chacun ; c’est pourquoi l’Aïkido est aussi pratiqué quotidiennement par nombre d’adultes.La pratique convient très bien aux femmes, car la force physique pure n’est pas utilisée.

Disponibilité

La pratique de l’Aïkido permet :

– le développement des réflexes et de la coordination,

– l’amélioration de la souplesse et de la tonicité,

– la disponibilité du corps : base de l’épanouissement mental.

Harmonie

En cultivant des attitudes exemptes d’agressivité, l’individu dispose de toutes ses ressources pour créer une réponse adaptée, dans l’action simultanée du corps et du mental.

Épanouissement

Cette recherche mène à la découverte des comportements d’un être humain accompli déterminé, conscient de ses possibilités, et de ses limites, apte à utiliser toutes ses facultés pour résoudre les tensions qu’il rencontre chaque jour dans notre société. Par l’acquisition d’une plus grande connaissance de soi, l’Aïkido vise à l’harmonisation de l’homme avec son environnement et à une meilleure compréhension des autres. Au delà il propose une vision de l’homme en tant qu’élément de l’univers.

Bien être

Cette recherche mène à la découverte de ses possibilités personnelles et à leur développement, à l’harmonie de ses relations avec les autres, et à un bien être physique, mental indispensable pour mieux résister aux tensions et aux stress quotidiens.